Apprivoiser son ego

Apprivoiser son ego     16-01-2017

Bonjour à chacun et à chacune,

Apprivoiser son ego et non le combattre, voici ce que je vous propose aujourd'hui.

Nombreux sont ceux qui, en effet, préconisent de le combattre, de l'annihiler, mais alors, si nous réussissons, étant donné que notre ego est notre force de vie en tant qu'humain incarné, nous deviendrions des «légumes».
Notre ego est ce qui nous permet de ressentir, de nous souvenir, d'agir et de réagir, pas toujours à bon escient, en effet, mais il est l'outil parfait pour vivre notre incarnation.
Il est important de noter que bien qu'étant l'outil parfait pour expérimenter lors de notre séjour sur cette planète, expérimentations nous permettant de grandir en Conscience, il n'est qu'un outil et non la main qui tient cet outil. La main devrait être notre Moi Supérieur, notre Source, l'Être de Lumière que nous sommes. Mais voilà, le plus souvent, ce n'est pas le cas.
Pour bien comprendre ce qu'il se passe alors, je vais utiliser une image. Je vais comparer chacun de nous à un bateau.

Un navire a 1 ou plusieurs destinations. Pour bien rejoindre cette ou ces destinations, il a besoin au minimum d'un capitaine et d'un matelot.
Le capitaine connaît la ou les destinations et sait comment y aller, il connaît les manœuvres à exécuter pour arriver à bon port, et le matelot sait exécuter les manœuvres parfaitement.
À eux deux, capitaine et matelot, le bateua navigue men sécurité et dans la bonne direction, évitant les écueils.
Le capitaine est notre Moi Supérieur, l'Être de Lumière que nous sommes, l'étincelle du Grand Esprit.
Le matelot est notre ego.

Seulement voilà, passées les 7 premières années de notre vie durant lesquelles nous sommes généralement bien reliés à notre Source, années pendant lesquelles le capitaine est notre guide et le matelot bien obéissant, arrive l'âge de «raison», eh oui nous l'appelons l'âge de «raison», alors l'ego, le matelot, décide de devenir le capitaine, il se prend pour le capitaine.
Il ne connaît ni la destination, ni les escales. Il va les choisir, les décider selon ce qu'il vit, ce qu'il veut, ce dont il a envie.
Et voici notre navire qui va vers un port, puis change de destination soudain, une autre lui plaisant mieux. Il va ainsi, de gauche et de droite. Et comme c'est le capitaine qui sait lire les cartes et non le matelot, le bateau changeant sans cesse de direction au gré des humeurs du matelot, le voici qui s'ensable, s'échoue, repart, s'éclate sur un étoc, repart tant bien que mal, et continue sa route cahin caha.
Tant que le matelot n'accepte pas son capitaine, ne l'écoute pas, ne lui obéit pas, le navire, nous, notre corps, notre émotionnel, va aller de blessure en blessure, d'errance en errance.
Mais pourquoi le capitaine ne s'impose-t-il pas ?
Parce que ce n'est pas son rôle. Nous devons nous tourner vers lui et nous mettre à son écoute, alors il prend sa place et nous guide vers notre ou nos destinations.

Apprivoiser notre ego, c'est tout simplement nous tourner vers notre Moi Supérieur, notre Source, et l'écouter.
Nous voyons ici toute l'importance du premier billet «Se connecter à sa Source», c'est la base même de notre évolution et de notre mieux-être.

Je vous fais part ci-après d'un acte supplémentaire que j'ai accompli à un moment où mon ego avait tellement peur qu'il m'empêchait de respirer normalement.
Je vous raconte.

C'était à l'époque où je vidais ma maison de France car je partais m'installer au Québec.
Je triais mes affaires, ce que j'emportais, ce que je vendais, ce que donnais.
J'ai soudain commencé à avoir de la difficulté à respirer. Ressentant tout à coup une grande peur tout au fond de moi, j'ai compris que mon ego paniquait à l'idée du départ, il était envahi d'une immense peur de perdre son connu, et c'est ainsi qu'il la manifestait.
Je décidais alors de lui parler et, mieux encore, de lui écrire.
Je lui ai fait une longue lettre dans laquelle je le remerciais de tout ce qu'il avait fait pour moi jusqu'à présent, de l'outil magnifique et merveilleux qu'il était, tout ceci avec beaucoup de sincérité. Puis je lui disais que maintenant il avait le droit de se reposer et, qu'étant un outil merveilleux, je l'invitais à demeurer cet outil magnifique mais qu'il était déchargé désormais de tout ce qui concernait les décisions à prendre. Il avait désormais un grand frère pour cela et il pouvait se reposer entièrement sur celui-ci pour tout ce qui était décisionnel.
Je le remerciais encore et encore.

Je lui ai lu ce courrier à plusieurs reprises à haute voix puis l'ai brûlé,
Vous avez compris que le grand frère était mon Moi Supérieur, ma Source, etc..
J'ai rapidement retrouvé mon souffle.

Je vous fais part de cette expérience car elle est simple et peut vous inviter à échanger avec votre ego, sans le brimer, sans violence, avec calme, amour et douceur mais fermeté, afin de le remettre à sa place, de lui redonner son juste rôle.
Sachez que notre ego est comme un punching ball, plus fort vous le rejettez et plus il nous revient en plein visage.

Aimons-le, amadouons-le, apprivoisons-le, donnons-lui sa juste importance et connectons-nous à notre Source pour nous guider dans cette démarche comme dans toutes les autres.

Qui s'obstine, qui a envie, qui a peur de perdre, qui veut tout et encore plus et tout de suite, et nous rend malheureux de ne pas avoir, de ne pas pouvoir, de ne pas..., de ne pas... notre ego.

Offrons à notre ego son juste rôle, soyons vigilants et patients, l'apprivoiser est la grande expérience de notre vie et notre Source (le capitaine) est notre guide aimant pour cela.

À Bientôt,

Catherine


 

 
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